Un peu de couleur…

L’accord des adjectifs de couleur n’est pas si compliqué !

  • Les adjectifs simples qui désignent la couleur elle-même s’accordent en genre et en nombre (des yeux bleus, des robes blanches…)
  • Les adjectifs simples qui se rapportent à un nom commun (alors pris adjectivement) sont invariables sauf les six suivants : écarlate, fauve, incarnat, mauve, pourpre et rose (des maillots orange, des rideaux chocolat, une tache lie-de-vin…)
  • Les adjectifs simples sont invariables quand ils sont modifiés par un autre adjectif (des fleurs jaune doré, une chemise gris clair…)
  • Les adjectifs composés sont invariables (des maillots rouge et bleu, pour des maillots qui comportent ces deux couleurs)

Attention à « châtain », souvent employé au masculin, mais qui peut l’être aussi au féminin : « châtaine » (et non « châtaigne », qui reste invariable). On peut donc parler d’une « chevelure châtaine ».

Auxiliaire avoir et participe passé suivi d’un verbe à l’infinitif (1)

Voici deux exemples simples pour comprendre l’accord général du participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir et suivi d’un verbe à l’infinitif :

  • Les acteurs que j’ai vus jouer ce soir-là…
  • La pièce que j’ai vu jouer ce soir-là…

On accorde le participe passé si le COD réalise l’action du verbe à l’infinitif :

  • Ce sont bien les acteurs qui jouent.
  • Ce n’est pas la pièce qui joue, elle est jouée.

Du jambon, du fromage et autres choses très concrètes…

Il m’arrive régulièrement de voir passer des phrases construites de manière un peu familière avec l’expression « et autres », comme dans l’exemple suivant :

Les merles, les moineaux et autres mésanges s’en donnaient à cœur joie après cet hiver rigoureux.

Après « et autres », il convient d’utiliser un terme générique regroupant l’ensemble des termes qui précèdent. Ce qui pourrait donner ici :

Les merles, les moineaux et autres passereaux s’en donnaient à cœur joie après cet hiver rigoureux.

On pourrait aussi utiliser plus simplement les expressions ou termes suivants : oiseaux, volatiles, bêtes à plumes…

La virgule

La virgule, c’est peut-être le signe de ponctuation le plus utilisé mais c’est aussi probablement le plus délicat à manier : décalez-la d’un mot et votre phrase peut exprimer l’opposé de votre pensée !

Cet article a pour but de présenter les principaux usages et de montrer quelques pièges à éviter absolument…

Les oiseaux migrateurs, qui n’ont pas regardé la météo, ont atterri dans la neige en revenant dans les Alpes.

Si l’auteur ne met pas de virgule dans cette phrase, il laisserait entendre que certains des oiseaux ont pu consulter le bulletin météo.

Les vacanciers qui n’ont pas regardé la météo se sont retrouvés bloqués par la neige sur l’autoroute.

Encadrer la proposition relative par des virgules laisserait supposer que tous les vacanciers n’ont pas regardé la météo avant de prendre la route… généralisation peut-être un peu douteuse !

Quelques ressources utiles…

Voici une liste de livres et sites Internet qui peuvent se révéler salutaires quand on souhaite peaufiner ses textes. Orthographe, typographie, grammaire… il y en a pour tout le monde :

  • Pour un tour d’horizon des principales subtilités, le Dictionnaire des difficultés de la langue française de A.V. Thomas et M. de Toro aux éditions Larousse me paraît tout indiqué
  • Un point, c’est tout ! de Jean-Pierre Colignon aux éditions Edisens, pour les questions relatives à la ponctuation
  • Un dictionnaire des synonymes pour enrichir son vocabulaire et éviter les répétitions : Le Robert, synonymes et nuances fait très bien l’affaire, mais il en existe d’autres
  • Le Grand livre de l’orthographe de Dominique Dumas aux éditions Vuibert, pour se préparer à la certification Voltaire ou réviser les bases avec plein d’exercices
  • http://www.academie-francaise.fr/ avec notamment son dictionnaire actualisé et son excellente rubrique « Dire, Ne pas dire »